La Banque d’Algérie a un nouveau gouverneur. Mohand Bourai a été officiellement installé dans ses fonctions jeudi 3 septembre, lors d’une cérémonie présidée par Mohamed Lamine Lebbou, désormais ministre des Finances.
Le changement intervient deux jours après le remaniement ministériel partiel opéré par le président Abdelmadjid Tebboune. Mohamed Lamine Lebbou, qui dirigeait la Banque d’Algérie depuis février dernier, a été nommé à la tête du ministère des Finances en remplacement d’Abdelkrim Bouzred.
Son passage à la tête de la banque centrale aura ainsi duré un peu plus de six mois. Il avait été nommé gouverneur le 23 février 2026, succédant à Salah Eddine Taleb. Entre le départ de ce dernier et la nomination de Lebbou, l’intérim avait été assuré pendant plusieurs semaines par le vice-gouverneur Mouatassem Boudiaf.
Un responsable issu du secteur bancaire
Mohand Bourai arrive à la Banque d’Algérie après plusieurs années passées dans le secteur bancaire public. Il dirigeait depuis 2020 la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR), d’abord à titre intérimaire avant d’être confirmé dans ses fonctions en 2021. Avant de rejoindre la BADR, il avait travaillé à la CNEP-Banque, où il occupait le poste de directeur général adjoint chargé des finances et de la comptabilité.
Mohand Bourai connaît également le fonctionnement du secteur bancaire dans son ensemble. Il préside en effet l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF), qui regroupe les banques et établissements financiers agréés en Algérie. Son successeur à la direction générale de la BADR n’a pas été annoncé lors de la cérémonie d’installation organisée jeudi.
La nomination de Mohand Bourai intervient dans le cadre des dispositions de la loi monétaire et bancaire adoptée en juin 2023. Celle-ci prévoit que le gouverneur de la Banque d’Algérie exerce un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.
Cette arrivée intervient aussi après une période marquée par plusieurs changements à la tête de la banque centrale. En moins de trois ans, quatre responsables différents ont occupé cette fonction, faisant de la stabilité de la gouvernance de l’institution un sujet régulièrement soulevé.







