Le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche poursuit le renforcement de sa coopération avec les États-Unis afin d’accompagner la modernisation du secteur agricole. Dans ce cadre, l’ambassade des États-Unis à Alger et l’entreprise américaine JH Biotech, spécialisée dans les biotechnologies agricoles, ont organisé une journée technique consacrée aux nouvelles solutions destinées à améliorer les performances de l’agriculture.
Cette rencontre a permis de présenter plusieurs technologies développées pour répondre aux difficultés auxquelles sont confrontés les agriculteurs, notamment la dégradation des sols, les effets du changement climatique, les ravageurs et les coûts de production. L’objectif est d’adapter des solutions déjà utilisées à l’international aux besoins du secteur agricole algérien.
Les discussions ont porté sur plusieurs domaines, notamment les engrais organiques destinés à améliorer la qualité des sols, les additifs pour l’alimentation animale ainsi que les normes internationales encadrant les intrants agricoles. À travers ce partenariat, les deux parties souhaitent mettre à disposition des agriculteurs des outils et des méthodes reposant sur des bases scientifiques afin de répondre aux contraintes rencontrées sur le terrain.
Cette coopération s’inscrit également dans les priorités fixées par l’Algérie pour « atteindre la souveraineté alimentaire » et « renforcer la résilience de son système agricole ».
Lors de cette journée, le chef de mission de l’ambassade des États-Unis, Mark Schapiro, a souligné, selon le journal El Watan, l’importance de la coopération entre les pouvoirs publics, les entreprises privées et les établissements universitaires afin de développer un secteur agricole capable de faire face aux défis internationaux tout en améliorant la qualité des productions.
Au-delà de l’aspect technique, les responsables des deux pays ont mis en avant les perspectives offertes par ce partenariat. Les entreprises américaines considèrent l’Algérie comme « un partenaire naturel désireux de libérer le plein potentiel de son secteur agricole », dans un contexte marqué par la recherche de nouvelles solutions pour développer la production agricole.
Les participants ont également échangé sur les meilleures pratiques internationales en matière de production agricole, de transformation et de gestion des ressources naturelles afin de renforcer les compétences nationales.
Les échanges commerciaux entre les deux pays connaissent également une évolution. Les exportations américaines de soja vers l’Algérie ont plus que doublé entre 2025 et 2026, une progression liée au développement des filières de l’aviculture et de l’élevage.
Des solutions adaptées aux besoins du terrain
Présente depuis plus de 38 ans dans le domaine de la recherche en biotechnologie agricole, JH Biotech a présenté plusieurs solutions destinées au marché algérien. Elles comprennent notamment des bio-intrants, des engrais organiques adaptés aux différents types de sols ainsi que des produits microbiologiques visant à améliorer la fertilité des terres.
L’entreprise propose également des compléments nutritionnels pour le cheptel afin d’améliorer la santé animale et les performances des élevages. Ces technologies sont destinées à répondre à plusieurs défis, notamment le stress hydrique et l’érosion des sols.
Dans le cadre de cette stratégie, l’Algérie prévoit de développer l’utilisation de la fertilisation biologique afin d’augmenter la productivité agricole d’environ 30 %. Des établissements de formation, comme l’École nationale supérieure agronomique, participent à cet effort en accompagnant les agriculteurs dans l’adoption de nouvelles pratiques et dans la valorisation des déchets organiques.
Cette coopération intervient alors que le ministère de l’Agriculture poursuit la transformation du modèle agricole national. Celle-ci repose sur l’introduction de technologies agricoles modernes et sur le développement de pratiques de production plus durables, avec l’appui de partenaires internationaux, notamment les États-Unis.







