AccueilAgricultureL'Algérie achète entre 600.000 et 780.000 tonnes de blé tendre

L’Algérie achète entre 600.000 et 780.000 tonnes de blé tendre

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L’Algérie a procédé à un nouvel achat important de blé tendre sur le marché international. Selon des négociants européens cités par Reuters, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a retenu entre 600.000 et 780.000 tonnes de blé meunier dans le cadre d’un appel d’offres clôturé mercredi 17 juin.

D’après ces sources, « les premiers achats ont été signalés à des prix oscillant entre 264 et 265 dollars la tonne, coût et fret (CFR) inclus. » Reuters relève que « comme il est d’usage lors des appels d’offres algériens, le volume exact de la transaction n’a pas été précisé dans l’immédiat ». L’agence ajoute que « toutefois, les premières estimations convergent majoritairement vers un volume compris entre 600 000 et 780 000 tonnes. » Elle précise également qu’« un négociant a pour sa part évoqué un volume de 800 000 tonnes ».

Concernant l’origine du blé, les opérateurs du marché estiment que les cargaisons devraient provenir principalement des pays de la mer Noire. Selon Reuters, « bien que les achats de l’Algérie soient à option d’origine, les opérateurs s’attendent à ce que le blé provienne principalement de la région de la mer Noire, notamment de Roumanie, de Bulgarie, d’Ukraine et de Russie ».

Reuters indique que « l’appel d’offres portait sur deux périodes d’expédition depuis les principales zones d’approvisionnement, dont l’Europe : du 1er au 15 août et du 16 au 31 août. Si le blé provient d’Amérique du Sud, d’Australie ou d’Inde, l’expédition doit intervenir un mois plus tôt, selon les négociants ».

L’agence souligne toutefois que « ces informations reflètent les évaluations des courtiers ; d’autres estimations de prix et de volumes pourraient encore être communiquées ultérieurement. »

Par ailleurs, la même source rappelle l’évolution récente du marché algérien du blé. « L’Algérie figure parmi les plus grands importateurs de blé au monde. Si elle a longtemps été un client stratégique pour le blé de l’Union européenne, et particulièrement pour la France, la Russie et d’autres exportateurs de la mer Noire ont fortement renforcé leur présence. Les tensions diplomatiques entre Paris et Alger ont également conduit à l’exclusion du blé français de certains achats », souligne l’agence britannique.

Elle rappelle enfin que « lors de son précédent appel d’offres massif pour du blé tendre en mai, l’OAIC avait principalement acheté à un prix avoisinant les 270 dollars la tonne CFR. »

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