Les épreuves du baccalauréat ont débuté ce dimanche 7 juin en Algérie. Contrairement aux années précédentes, les utilisateurs d’internet ont constaté l’absence de coupures généralisées du réseau au premier jour de l’examen du bac (du 7 au 11 juin).
À l’occasion du coup d’envoi officiel des épreuves depuis la wilaya de Tizi-Ouzou, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, a apporté des précisions sur les mesures adoptées cette année pour lutter contre la fraude.
Selon plusieurs médias, le ministre a indiqué les restrictions de connexion ne concernent désormais que les centres d’examen et leurs abords immédiats pendant le déroulement des épreuves. Cette mesure vise à empêcher toute communication entre les candidats et l’extérieur, ainsi que la diffusion éventuelle des sujets sur les réseaux sociaux.
Cette nouvelle approche marque un changement par rapport aux années précédentes, durant lesquelles des coupures d’internet à grande échelle étaient appliquées pendant la période du baccalauréat. Ces interruptions suscitaient régulièrement des critiques en raison de leurs répercussions sur de nombreuses activités économiques et administratives dépendantes du numérique.
Les autorités semblent ainsi avoir privilégié une solution ciblée afin de préserver le bon déroulement de l’examen tout en limitant les perturbations pour les citoyens, les entreprises et les services en ligne.
Par ailleurs, plusieurs dispositifs de prévention contre la fraude restent en vigueur. Lors d’une visioconférence organisée la semaine dernière avec les responsables des centres d’examen, le ministre a rappelé l’importance de garantir l’égalité des chances entre les candidats et de préserver la crédibilité des examens nationaux.
Il a souligné que le baccalauréat constitue « l’un des rendez-vous nationaux les plus importants, bénéficiant d’une attention particulière de l’État, en raison de ses dimensions éducatives, sociales et nationales, ainsi que de l’enjeu qu’il représente en matière de garantie de l’égalité des chances entre tous les candidats ».
Le ministère de l’Éducation nationale avait également rappelé, dans un communiqué publié le 1er juin, l’interdiction d’introduire des téléphones portables ou tout autre appareil électronique de communication dans les centres d’examen. Ces équipements doivent être remis au personnel chargé de l’accueil dès l’entrée dans le centre, sous peine de sanctions prévues par la réglementation en vigueur.







