La société holding algérienne des spécialités chimiques (ACS Holding) a annoncé mardi 2 juin la reprise de l’activité de verre pressé au sein du complexe de la société Nover, situé à Chlef et relevant du groupe Enava. Cette relance intervient après le renouvellement complet du four de fusion, désormais opérationnel.
Selon ACS Holding, cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale visant à renforcer les capacités de production et à moderniser l’industrie. L’entreprise indique que la remise en service de l’installation a permis de lancer « la production des premières commandes destinées au marché local ».

Pour répondre à la demande croissante en produits verriers, un investissement de plus d’un milliard de dinars a été mobilisé. Le projet a été financé à partir des ressources propres de Nover, avec un accompagnement financier et humain du groupe Enava.
Le site s’appuie désormais sur trois lignes de production modernes dédiées à la fabrication d’articles de table en verre. La capacité de production est estimée à 45 tonnes par jour. D’après ACS Holding, ce volume devrait permettre de couvrir « environ 35 % des besoins du marché national », tout en contribuant à l’augmentation du taux d’intégration locale et à la réduction des importations.
L’entreprise souligne avoir mené les différentes étapes du projet, depuis les études techniques jusqu’au démarrage de la production, en s’appuyant principalement sur ses compétences internes, avec l’appui d’experts nationaux et étrangers.

Le programme de fabrication comprend plusieurs types de produits destinés à un usage domestique et industriel. Il s’agit notamment de verres, tasses, assiettes, sucriers, cendriers et contenants pour l’emballage alimentaire. L’entreprise prévoit également des solutions spécialisées pour l’impression sur verre et certaines applications industrielles.
Dans son communiqué, ACS Holding considère que ce projet constitue « un véritable acquis pour l’économie nationale ». Le groupe estime qu’il contribuera progressivement à renforcer l’autosuffisance dans ce segment de production et à créer de nouveaux emplois dans la région, participant ainsi à la dynamique de développement économique local.







