Accueilla deuxAcier algérien : les États-Unis imposent des droits de 72,94 %

Acier algérien : les États-Unis imposent des droits de 72,94 %

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L’administration américaine de Commerce international a publié jeudi dernier son avis concernant deux requêtes visant l’acier algérien, déposées par l’Association des producteurs de barre d’armature américaine, Rebar Trad Action Coalition. Cet avis confirme les accusations portées contre Tosyali Algérie pour dumping et droits compensateurs.

Selon le document de l’administration américaine, annonçant une détermination finale affirmative des droits compensateurs, l’enquête conclut que « des subventions compensables sont accordées aux producteurs et exportateurs de barres d’armature en acier pour béton (barres d’armature) en provenance d’Algérie ».

Le texte précise que le produit ciblé par cette enquête est « le fer à béton d’origine algérienne », et que le département américain fixe un taux de droits compensateurs pour les produits venant d’Algérie de « l’ordre de 72,94% ».

Le même jour, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé jeudi une réunion de travail consacrée au secteur des mines et de l’acier, a annoncé la Présidence de la République. Le membre du Conseil d’administration de Tosyali Algérie était présent à cette réunion.

Cette décision vient s’ajouter à la taxe douanière de 30% déjà imposée par l’administration de Donald Trump sur les importations algériennes, ce qui pourrait peser sur les exportations d’acier vers les États-Unis.

L’acier algérien n’est pas le seul concerné : les produits en provenance de Bulgarie, d’Égypte et du Vietnam font également l’objet de cette mesure.

Le document indique que la marchandise visée est constituée de barres d’armature en acier pour béton importées, « soit en longueur droite, soit sous forme de bobine (barres d’armature), indépendamment de leur métallurgie, de leur longueur, de leur diamètre ou de leur qualité, ou de leur absence ».

Si l’avenir de l’acier algérien sur le marché américain reste incertain, d’autres marchés pourraient représenter des débouchés pour ce produit, notamment le marché africain, qui montre depuis quelques années des signes de croissance.

Cette région offre des opportunités de positionnement pour l’Algérie, qui oriente de plus en plus sa politique commerciale vers l’Afrique. L’Europe constitue également une cible, à condition d’adapter la production nationale aux nouvelles normes environnementales.

Actuellement, l’acier algérien rencontre des barrières douanières pour accéder au marché européen, qui utilise le système des quotas dans le cadre de sa politique climatique.

Dans ce contexte, l’Algérie envisage d’intégrer les énergies nouvelles et renouvelables dans l’industrie sidérurgique, notamment le solaire ou l’hydrogène vert.

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