Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a présidé, mercredi à Alger, une réunion de la haute commission interministérielle chargée du suivi des procédures de financement et de réalisation du projet de la ligne ferroviaire reliant Laghouat, Ghardaïa et El Meniaa, sur une distance de 495 km, indique un communiqué du ministère.
S’inscrivant dans le cadre du suivi proactif de ce projet, financé par la Banque africaine de développement (BAD), cette réunion a été consacrée à l’examen et à la mise au point des différentes procédures administratives, techniques et financières requises pour garantir le lancement effectif des travaux, précise le communiqué repris par l’agence APS.
Ont pris part à cette rencontre, les membres de la commission représentant les secteurs des Travaux publics et des Infrastructures de base, de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, de l’Industrie, de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, de l’Energie et des Energies renouvelables, ainsi que le secteur de l’Hydraulique.
Les discussions ont porté sur la régularisation des situations foncières et la levée de l’ensemble des contraintes et difficultés sur le terrain, avec un accent particulier sur l’accélération du rythme de coordination entre les différents intervenants afin de respecter les délais fixés pour la concrétisation de ce projet stratégique.
Pour rappel, la BAD a approuvé un prêt de 747,32 millions d’euros au profit de l’Algérie, pour la réalisation de la ligne ferroviaire Laghouat-Ghardaïa-El Meniaa. Cette ligne faisant partie du projet de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset. « Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 747,32 millions d’euros destiné à financer la première tranche du projet de construction de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Ménéa (495 km) », a annoncé en décembre 2025 l’institution financière panafricaine dans un communiqué publié sur son site internet.
Lors d’une entrevue avec des médias algériens en février dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a fait savoir que l’Algérie bénéficie d’un financement de la BAD d’une valeur dépassant 3 milliards de dollars, destiné à la réalisation du projet d’extension de la voie ferrée vers El Meniaa et Ghardaïa « avec possibilité de remboursement adapté s’étalant sur 13 ans ».
Le président Tebboune a fait observer que l’Algérie peut bénéficier des services de la BAD, d’autant plus qu’elle en est l’un des membres fondateurs et l’un de ses principaux contributeurs, soulignant que les conditions de financement proposées sont « souples », la BAD étant une institution africaine créée pour soutenir le développement des Etats membres et non une entité privée.
Il a insisté sur l’exploitation de ces financements « selon une vision rationnelle, parallèlement à l’entrée des projets structurants en phase de rentabilité », assurant que l’Algérie « n’hypothèquera pas l’avenir de ses enfants par l’endettement et ne renoncera jamais à l’indépendance de sa décision ».






