La compagnie maritime algérienne Madar Maritime Company (MMC), filiale du groupe Madar Holding, assurant des traversées entre l’Algérie et l’Espagne a décidé de suspendre ses activités, réduisant l’offre de transport sur cet axe très fréquenté.
La compagnie exploitait, depuis le 19 septembre dernier, le navire Romantika sur les lignes reliant le port espagnol d’Alicante aux ports algériens d’Alger, de Béjaïa et d’Oran. L’expérience n’aura duré que quelques mois. L’annonce de l’arrêt des traversées a été rendue publique le 5 février par le président de la commission des transports à l’Assemblée populaire nationale (APN), le député Kada Nedjadi. « Avec énormément de regret et de tristesse, nous avons reçu la nouvelle de l’arrêt de toutes les traversées de transport de voyageurs assurées par la compagnie maritime Madar », a-t-il écris.
Selon le parlementaire, la décision repose principalement sur des considérations « financiers ». Il indique également que l’activité de la compagnie a été affectée par la « saturation » des lignes sur lesquelles elle opérait.
Dans ses explications, le député souligne que « la non-ouverture de nouvelles lignes a mené à une rude concurrence entre les compagnies algériennes (Madar, Nouris Elbahr et Algérie Ferries sur la ligne Alicante) tandis que les autres lignes ont été laissées pour les compagnies étrangères qui aspirent les bourses des citoyens ».
Il rappelle par ailleurs avoir déjà alerté sur cette situation, qu’il qualifie de « concurrence déloyale ». Il estime aussi que « le temps n’a pas joué dans l’intérêt de Madar », malgré l’existence, selon lui, d’un accord de principe des autorités pour l’ouverture de nouvelles dessertes.
Le député a également exprimé son regret concernant le retrait du navire Romantika, qu’il considère comme « le plus beau bateau de transport des voyageurs (sur les lignes algériennes) avec des services de qualité qui ont plu aux citoyens, notamment aux familles ».
Avec l’arrêt des activités de Madar Maritime Company, les voyageurs algériens au départ ou à destination d’Alicante ne pourront plus emprunter ce navire, qui avait récemment assuré une croisière entre l’Algérie et la Tunisie, une première sur ce type de liaison entre les deux pays.






