Le Chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger a été reçu, ce samedi, au siège du ministère des Affaires étrangères (MAE), consécutivement à la diffusion par la chaîne publique « France 2 » de ce qui est abusivement présenté comme un documentaire, mais qui n’est en réalité qu’« un tissu de contre-vérités profondément offensantes et inutilement provocatrices », indique un communiqué du ministère.
La convocation du diplomate français est intervenue consécutivement à la diffusion par la chaîne publique « France 2 » de ce qui est abusivement présenté comme un documentaire, mais qui « n’est en réalité qu’un tissu de contre-vérités profondément offensantes et inutilement provocatrices », précise la même source.
Il a été fait observer au diplomate français l’extrême gravité de ce qui suit :
Premièrement : La responsabilité d’une chaîne de service public français dans cette véritable agression contre l’Etat algérien, ses institutions et ses symboles. Une agression que cette chaîne publique ne se serait jamais autorisée sans la complicité ou à tout le moins l’assentiment de sa tutelle publique.
Deuxièmement : Contrairement à toutes les pratiques et coutumes diplomatiques, la contribution de l’ambassade de France à Alger et celle de l’ambassadeur personnellement à l’animation de cette campagne outrageante menée par cette chaîne publique renforce le sentiment que celle-ci a bénéficié d’une onction de services officiels français.
Troisièmement : L’agissement de la chaîne française en cause représente une nouvelle étape dans l’escalade des menées anti-algériennes que des milieux officiels français entretiennent à des fins de maintien des relations algéro-françaises dans un état de crise permanent.
Quatrièmement : Le Gouvernement algérien condamne avec une extrême vigueur l’émission en cause et la teneur inqualifiable des accusations et des offenses qu’elle véhicule à propos de l’Etat algérien et de ses institutions. De même, le Gouvernement algérien exprime sa très forte désapprobation de l’implication de l’ambassadeur de France à Alger dans la commission d’actes manifestement contraires à l’exercice de sa mission telle que codifiée par les lois et consacrée par les coutumes internationales.
Enfin, il a été notifié au diplomate français que le Gouvernement algérien se réserve le droit de donner toutes les suites qu’appelle la gravité de tels agissements.
APS






