Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, accompagné de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, a présidé ce lundi 19 janvier 2026 le lancement d’une carte électronique permettant aux personnes démunies non-assurées socialement d’accéder aux médicaments.
Ce dispositif vise à renforcer la protection sociale des populations vulnérables et à garantir le droit à l’accès aux traitements. Lors de son allocution, la ministre de la Solidarité nationale a indiqué qu’un nouveau cadre réglementaire définit « précisément les modalités de prise en charge médicale des nécessiteux et de leurs enfants ».
Le gouvernement a mis en place des mesures concrètes. Selon le communiqué officiel, « la nomenclature des produits accessibles via cette carte comprend une liste exhaustive de 1000 substances médicamenteuses, se déclinant en près de 5000 marques commerciales, couvrant ainsi la quasi-totalité des besoins thérapeutiques ».
Le système assure également « une prise en charge intégrale à 100 % par le budget du ministère de la Solidarité nationale, sans que l’usager n’ait à avancer de frais ».
Aucun plafond n’est fixé, ce qui permet aux patients d’obtenir la totalité de leur traitement, quel que soit le nombre de médicaments prescrits ou le coût de l’ordonnance. Des commissions de wilaya ont été créées sur tout le territoire pour examiner les dossiers et assurer le suivi.
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a souligné l’importance de la transition numérique. La carte électronique fait partie de la stratégie de dématérialisation. Il a précisé que « nous sommes passés à une vitesse supérieure ces quatre derniers mois pour supprimer le support papier de nos transactions quotidiennes » et que le taux de numérisation des différents ministères a atteint 88 %.
Grâce à ce système, la CNAS pourra suivre le parcours de soins des bénéficiaires, ce qui garantit une meilleure transparence et une gestion optimisée des fonds publics.
Le ministre a également évoqué « la prise en charge totale des enfants atteints de cancer » et « l’ouverture prochaine d’un hôpital spécialisé en chirurgie cardiaque pédiatrique à Mahelma ».






