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Conseil des ministres : Mesure de régularisation pour certains jeunes Algériens à l’étranger

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Lors du Conseil des ministres qu’il a présidé ce dimanche 10 janvier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, « a lancé un appel à la jeunesse algérienne se trouvant à l’étranger dans des situations précaires et irrégulières, et qui a été volontairement induite en erreur par des personnes ayant cru, à tort, porter atteinte à la crédibilité de l’État en les utilisant à l’étranger contre leur pays », indique le communiqué publié à l’issue de la réunion.

Selon le président Tebboune, « la majorité de ces jeunes n’a commis que des délits mineurs, tels que la crainte d’une simple convocation par la police ou la Gendarmerie nationale pour être entendus au sujet de faits liés à l’ordre public ou à d’autres situations similaires ».

Il a ajouté : « Quant à ceux qui cherchaient à exploiter les statistiques relatives à la ‘harga’ pour ternir l’image de l’Algérie et semer la confusion parmi les jeunes afin de les pousser à quitter le pays de manière illégale, ces jeunes se retrouvent aujourd’hui éloignés de leur patrie, de leurs familles et de leurs amis, souffrant de pauvreté et de dénuement, exploités dans des travaux dégradants, tandis que certains d’entre eux sont instrumentalisés contre leur propre pays. »

Pour le chef de l’État, « de telles situations ne méritent pas de tels sacrifices, d’autant plus qu’ils peuvent être exploités par des milieux criminels mafieux, les exposant à une atteinte à leur réputation, tant dans le pays où ils se trouvent que dans leur pays d’origine ».

En conséquence, le Conseil des ministres, sous la présidence du président Tebboune, avec le plein consensus de l’ensemble des institutions de la République, a décidé « de la régularisation de la situation de ces Algériennes et Algériens, à condition qu’ils s’engagent à ne pas récidiver ». « La mise en œuvre des procédures relatives à cette décision sera assurée par les consulats algériens à l’étranger jusqu’au retour des enfants de l’Algérie dans leur patrie », a-t-on précisé.

Il a été ajouté que « sont exclus de cette mesure tous ceux impliqués dans des crimes de sang, de trafic de drogue, de commerce d’armes, ainsi que toute personne ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de porter atteinte à sa patrie, l’Algérie ».

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