La filière oléicole en Algérie enregistre cette saison des résultats rarement atteints depuis l’indépendance, selon le président du Conseil national interprofessionnel de la filière oléicole (CNIFO), Mohamed Belasla. En effet, la récolte est marquée par une forte progression des volumes, aussi bien pour les olives de table que pour celles destinées à la transformation en huile, annonçant une campagne très fournie.
Invité de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, le président du CNIFO a apporté des précisions sur cette dynamique. Il a indiqué que « la production d’olives de table devrait atteindre environ 300 000 tonnes, un niveau rarement observé auparavant. » Il a souligné que « cette performance remarquable concerne l’ensemble des régions productrices et reflète les efforts consentis ces dernières années pour le développement de la filière ».
S’agissant de l’huile d’olive, Mohamed Belasla a expliqué que « la campagne pourrait se prolonger au-delà du mois de février, en raison de l’importance des volumes à traiter. La production nationale d’huile d’olive devrait ainsi dépasser les 150 000 tonnes, confirmant la dynamique positive du secteur ».
Baisse des prix
Cette abondance commence déjà à se faire ressentir sur le marché. Selon lui, « cette forte production a également un impact direct sur les prix », avec un recul notable par rapport à la saison précédente.
Dans ce contexte, il a précisé que « actuellement, le prix de l’huile d’olive vierge courante se situe entre 800 et 850 dinars le litre. Quant aux huiles vierge et vierge extra, les transformateurs n’ont pas encore officiellement lancé leurs prix sur le marché, mais les premières estimations font état d’une baisse pouvant atteindre près de 30 % par rapport à la saison précédente ».
Cette campagne ouvre ainsi des perspectives favorables pour la filière oléicole nationale, en renforçant l’offre sur le marché intérieur et en améliorant les conditions pour les producteurs et les consommateurs.






