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Sonatrach : l’exploration-production concentre 69% des investissements en 2025

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Le groupe Sonatrach a consacré 1 078 milliards de dinars, soit environ 7,9 milliards de dollars, à ses investissements en Algérie durant l’année 2025. Ce montant représente une hausse de 29 % par rapport à 2024, selon le rapport annuel du groupe.

L’Exploration-Production a concentré la plus grande partie de ces dépenses, avec 740 milliards de dinars, soit 69 % du total. Les investissements ont notamment porté sur l’exploration, le développement des gisements et le maintien des niveaux de production.

Ces montants ont été notamment consacrées aux projets de Touggourt, Tinrhert, Rhourde Chegga, TFT Sud et Rhourde El Baguel, ainsi qu’aux projets de maintien de la production, particulièrement le mégaprojet de Boosting Hassi R’Mel phase III, étape 2, selon le rapport.

Dans l’amont pétrolier et gazier, Sonatrach indique avoir réalisé 17 découvertes d’hydrocarbures en 2025, toutes dans le cadre de ses propres efforts d’exploration. Ces découvertes ont permis d’identifier un volume d’hydrocarbures en place prouvé et probable de 84,60 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP), auquel s’ajoute un apport de délinéation de 35,39 millions de TEP.

La production primaire d’hydrocarbures s’est établie à 193,7 millions de TEP, pratiquement au même niveau que l’année précédente. Le gaz naturel s’est élevée à 134,3 milliards de m³, soit 66 % de cette production, le pétrole 47,5 millions de tonnes (24 %), le condensat (8,3 millions de tonnes) et le GPL (7 millions de tonnes) représentant chacun 5 %.

Forte hausse des importations des produits pétroliers

Le volume total des hydrocarbures commercialisés par Sonatrach a atteint 165,1 millions de TEP en 2025, en progression de 1,4 % sur un an. Les ventes destinées au marché national ont, pour leur part, augmenté de 6 %, pour atteindre 76,1 millions de TEP.

Cette évolution s’est notamment traduite par une hausse des ventes de gaz naturel. Celles-ci ont atteint 57,3 milliards de mètres cubes, soit 7,8 % de plus qu’en 2024. Le rapport attribue principalement cette progression à l’augmentation de la demande de Sonelgaz.

Les ventes de produits raffinés sur le marché national ont également progressé, passant à 16,6 millions de tonnes, en hausse de 3,6 %. Les ventes d’essence et de gasoil ont augmenté respectivement de 6,1 % et de 4,8 %.

En revanche, les importations de produits pétroliers ont fortement augmenté en 2025. Elles ont atteint 1,404 million de tonnes, contre 209 000 tonnes en 2024. Le rapport explique principalement cette évolution par l’importation de 1,078 million de tonnes de gasoil et par une progression de 42 % des importations de MTBE.

Les exportations d’hydrocarbures reculent

Les exportations d’hydrocarbures de Sonatrach se sont établies à 89 millions de TEP en 2025, en baisse de 3 % par rapport à l’année précédente.

Dans le détail, les exportations de pétrole brut ont légèrement progressé pour atteindre 18,8 millions de tonnes, tandis que celles de condensat ont augmenté de 8 %, à 2,9 millions de tonnes. Les exportations de GPL sont restées stables à 6,1 millions de tonnes.

Les exportations de produits raffinés ont, en revanche, diminué de 0,6 %, à 14,2 millions de tonnes. Les exportations de gaz naturel se sont établies à 34 milliards de mètres cubes, en baisse de 1 %.

Sur le plan commercial, Sonatrach a également poursuivi la diversification de ses contrats gaziers. Le groupe indique avoir conclu notamment un contrat avec la société slovène Geoplin pour la livraison de 500 millions de mètres cubes de gaz par an pendant deux ans, ainsi qu’un accord avec la compagnie tchèque CEZ portant sur une année supplémentaire de fourniture de gaz.

190 milliards de dinars pour le raffinage et la pétrochimie

Le raffinage et la pétrochimie ont représenté près de 190 milliards de dinars d’investissements en 2025, soit 18 % du total. Parmi les projets suivis par Sonatrach figurent la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, d’une capacité annoncée de 5 millions de tonnes par an, ainsi que l’unité de conversion du fuel-oil de Skikda et l’unité d’hydrotraitement et de reforming de la raffinerie d’Arzew.

À Arzew, Sonatrach a signé en novembre 2025 un contrat avec SINOPEC pour la réalisation d’une unité d’hydrotraitement et de reforming d’une capacité de traitement de 780 000 tonnes de naphta lourd par an. Selon le rapport, cette installation doit permettre de porter la production annuelle d’essence de 550 000 tonnes à 1,2 million de tonnes.

La production globale des raffineries a toutefois légèrement reculé en 2025, à 30 millions de tonnes, contre 30,4 millions de tonnes en 2024. Le volume de pétrole brut traité s’est établi à 26,2 millions de tonnes, en baisse de 1 %.

Dans la liquéfaction et la séparation, les investissements ont atteint 56 milliards de dinars. Ils ont notamment concerné une nouvelle jetée au port de Skikda, un nouveau bac de stockage de GNL au complexe GL1K et des équipements destinés aux complexes GL1Z et GL2Z.

Près de 59 milliards de dinars pour le transport par canalisation

Sonatrach a consacré près de 59 milliards de dinars au transport par canalisation en 2025. Une partie importante de ces investissements a été affectée à la réhabilitation et au développement des infrastructures.

Les travaux ont notamment concerné les canalisations GZ2, OB1, OD1 et OH1, ainsi que les centres de dispatching et certaines installations de sécurité.

Le réseau national de transport par canalisation s’étend sur près de 22 000 kilomètres. En 2025, les volumes acheminés par le réseau Nord ont atteint 159,5 millions de TEP, tandis que le réseau Sud a transporté 89 millions de TEP.

Un chiffre d’affaires en baisse de 12%

Sur le plan financier, le chiffre d’affaires global de Sonatrach s’est établi à 5 748 milliards de dinars en 2025, contre 6 523 milliards de dinars en 2024, soit une baisse de 12 %. Les exportations ont généré 5 230 milliards de dinars, contre 6 019 milliards un an auparavant.

Le résultat net s’est établi à 603 milliards de dinars, contre 812 milliards de dinars en 2024. Le rapport fait notamment état d’un recul du prix moyen du pétrole brut, passé de 82 dollars le baril en 2024 à 69 dollars en 2025, ainsi que d’une baisse des recettes d’hydrocarbures. Le document mentionne également une baisse du prix moyen de 8% du gaz naturel (9,54 USD/ MMBTU en 2025, contre 10,36 USD/MMBTU en 2024).

Cette évolution intervient alors même que le groupe a augmenté ses investissements en Algérie. Les acquisitions d’immobilisations ont atteint 1 146 milliards de dinars en 2025, contre 855 milliards en 2024. Les disponibilités au 31 décembre 2025 se sont, elles, établies à 1 007 milliards de dinars, contre 1 872 milliards un an auparavant.

Plus de 61 000 salariés permanents

Le rapport fait également état d’un effectif permanent de 61 183 agents à fin 2025. Les cadres représentent 59 % de cet effectif, les agents de maîtrise 38 % et le personnel d’exécution 3 %.

Au cours de l’exercice, 5 021 recrutements externes ont été réalisés dans les fonctions cœur de métier, notamment dans la maintenance industrielle et l’exploitation des gisements. Au total, 41 272 agents ont bénéficié d’actions de formation durant l’année.

Sonatrach a par ailleurs poursuivi sa politique de recours aux entreprises de droit algérien. En 2025, 2 150 contrats, représentant 83 % du nombre total des marchés conclus, ont été attribués à des entreprises algériennes, pour un montant cumulé de 512 milliards de dinars, soit environ 60 % de la valeur globale des engagements contractuels.

Le volume de gaz torché en baisse de 31%

Sur le volet environnemental, le groupe indique avoir poursuivi ses actions visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer l’efficacité énergétique et valoriser les gaz associés. Le volume global de gaz torché s’est établi à 2,61 milliards de mètres cubes en 2025, soit une baisse de 31 % par rapport à 2020.

Le rapport mentionne également la poursuite des travaux avec ENI sur la réduction du torchage et la détection des fuites de méthane. Huit sites ont été certifiés selon la norme ISO 50001 en matière de management de l’énergie, tandis que quatre autres étaient en cours de certification.

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