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Le pétrole remonte avec la reprise des attaques au Moyen-Orient

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Les cours du pétrole sont allés de l’avant lundi, les nouveaux affrontements militaires entre les Etats-Unis et l’Iran crispant le marché, d’autant que Donald Trump a menacé de « frapper fort » le camp adverse.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, dont c’est le premier jour d’utilisation, a pris 2,71% à 90,49 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a gagné 2,83% à 85,76 dollars.

« Le fait que les États-Unis aient attaqué des cibles iraniennes et que l’Iran ait riposté inquiète le marché pétrolier », commente auprès de l’AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Avec ce premier échange de frappes depuis fin juillet, les opérateurs « craignent que cela puisse, d’une part prolonger la perturbation de l’approvisionnement à laquelle nous assistons actuellement, et d’autre part conduire à une escalade encore plus importante des hostilités », ajoute l’analyste.

« Il y aura une réponse » et « nous allons les frapper fort », a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News.

Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n’était « ni dans l’intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région », disant continuer à « œuvrer pour parvenir à un accord ».

« Le marché craint en permanence que ces attaques de missiles ne dégénèrent en un conflit bien plus grave » qui conduirait notamment les rebelles houthis yéménites, alliés de Téhéran, a encore durcir le ton en mer Rouge, selon M. Lipow.

La zone est devenue stratégique depuis que l’Arabie saoudite l’utilise comme alternative au détroit d’Ormuz – largement verrouillé par l’Iran – pour ses exportations d’hydrocarbures.

« Le bras de fer entre les États-Unis et l’Iran ne semble pas près de prendre fin, et malgré l’augmentation des flux transitant par le détroit d’Ormuz, les prix du Brent devraient se maintenir dans une fourchette élevée comprise entre 75 et 95 dollars le baril en l’absence d’accord », préviennent les analystes d’Eurasia Group. 

Le marché digère aussi l’accord annoncé entre Washington et Caracas qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle de champs pétroliers disposant de réserves d’environ 65 milliards de barils en échanges d’investissements massifs pour relancer la production vénézuélienne de brut.

« Il faut considérer cet accord comme un moyen de relancer les investissements au Venezuela et de mettre le pays sur la voie d’une augmentation de sa production » sans attendre d’impact à court terme sur les prix, estime M. Lipow.

AFP

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