AccueilActualitéNationalAlger : une nouvelle station d'épuration entre en service à Sidi Abdallah

Alger : une nouvelle station d’épuration entre en service à Sidi Abdallah

Date:

Une station d’épuration des eaux usées a été mise en service jeudi dans la nouvelle ville de Sidi Abdallah, à Alger, par le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, qui a également inspecté plusieurs projets liés à l’alimentation en eau potable et à l’assainissement dans la capitale.

Implantée dans la localité de Sidi Bennour, à l’ouest d’Alger, la nouvelle infrastructure prend en charge les eaux usées provenant de plusieurs communes de la région. Elle affiche une capacité de traitement de 32.000 mètres cubes par jour, correspondant aux besoins d’environ 200.000 habitants.

Lors de sa visite, Lounès Bouzegza a mis l’accent sur la réutilisation des eaux traitées, notamment pour l’irrigation et l’entretien des espaces verts. Il a demandé une exploitation « optimale et rationnelle » des stations d’épuration de la wilaya.

Les infrastructures d’assainissement d’Alger produisent actuellement près de 600.000 mètres cubes d’eau, une ressource qui peut être réutilisée dans plusieurs domaines.

Un réservoir de 10.000 m³ bientôt opérationnel à Zéralda

Le ministre s’est également rendu à Zéralda pour suivre les travaux de construction d’un réservoir d’eau d’une capacité de 10.000 mètres cubes. Le chantier affiche un taux d’avancement de 98 %.

Sa mise en service doit permettre d’augmenter les capacités de stockage et de contribuer à une meilleure continuité de l’approvisionnement en eau dans cette partie de la capitale, où l’urbanisation entraîne une progression de la demande.

Le ministre a rappelé que les stations de dessalement jouent désormais un rôle important dans l’alimentation en eau potable d’Alger. Selon les données présentées lors de la visite, elles fournissent 62 % de l’eau produite dans la capitale.

La capacité totale de stockage devrait, pour sa part, atteindre 200.000 mètres cubes une fois les différents projets actuellement en chantier achevés.

Une nouvelle station d’épuration prévue à El Hamiz

La visite a également été marquée par le lancement du projet de construction d’une station d’épuration à El Hamiz, dans la commune de Dar El Beïda.

Cette installation aura une capacité de 250.000 équivalents-habitants. Elle devra traiter les eaux usées de Dar El Beïda ainsi qu’une partie de celles provenant de Rouiba, Bordj El Kiffan et Bordj El Bahri.

La délégation ministérielle a ensuite inspecté le chantier d’un collecteur d’évacuation des eaux à Réghaïa. Le projet porte sur un ouvrage de 21,5 kilomètres.

Au siège de la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL), le ministre a également fait le point sur le fonctionnement de l’entreprise et sur l’évolution de l’alimentation en eau potable dans la capitale.

Il a estimé que la couverture actuelle était « très satisfaisante », avec une alimentation « atteinte 75% quotidiennement et 25% selon un système de 1j/2 ».

Selon lui, les projets en cours, associés aux opérations de lutte contre les fuites et à la numérisation du secteur, devraient permettre d’améliorer progressivement la régularité de la distribution.

L’objectif annoncé est « dans un délai d’un an à un an et demi, d’atteindre une alimentation régulière et quotidienne pour l’ensemble de la population ».

200 milliards de centimes pour renforcer les moyens

Lors d’une présentation consacrée à la situation du secteur à Alger, Lounès Bouzegza a annoncé l’affectation d’une enveloppe de 200 milliards de centimes à la wilaya dans le cadre du nouveau programme d’urgence.

Ces crédits doivent notamment servir à acquérir des équipements destinés aux interventions et à la maintenance, ainsi qu’à renforcer les moyens des équipes techniques. L’objectif est de réduire les délais d’intervention en cas de panne ou de dysfonctionnement.

La wilaya d’Alger produit actuellement environ 1,1 million de mètres cubes d’eau par jour pour une population dépassant 4,6 millions d’habitants.

Les dix stations de dessalement recensées dans la wilaya assurent 62 % de cet approvisionnement, avec une capacité cumulée de 690.000 mètres cubes par jour. Les quatre barrages fournissent 21 %, soit 227.000 mètres cubes par jour, tandis que les eaux souterraines représentent 17 %, avec 192.000 mètres cubes.

La capitale dispose par ailleurs de près de 180 réservoirs, pour une capacité globale de stockage proche d’un million de mètres cubes. Le réseau de distribution dépasse 809 kilomètres.

Six stations traitent 250.000 m³ d’eaux usées par jour

Pour l’assainissement, six stations assurent actuellement le traitement d’environ 250.000 mètres cubes d’eaux usées chaque jour. Une partie des eaux épurées est réutilisée, notamment pour l’irrigation. Le volume réutilisé est estimé à près d’un million de mètres cubes par an.

Le ministre a appelé à poursuivre la diversification des ressources en eau, en maintenant la mobilisation des eaux des barrages et des nappes souterraines et en développant le dessalement de l’eau de mer. Il a également insisté sur la réduction des pertes enregistrées sur les réseaux, à travers leur renouvellement et leur réhabilitation. L’amélioration du stockage et de la distribution fait également partie des priorités annoncées.

La modernisation de la gestion du réseau doit passer, selon lui, par le recours à des outils numériques, notamment les compteurs intelligents et les systèmes de télégestion.

Le ministère prévoit également des opérations de réhabilitation des réseaux d’eau potable les plus anciens de la capitale, dont certains sont en service depuis plus de 50 ans.

L’objectif affiché est désormais de consolider la production existante et d’améliorer la régularité de la distribution, tout en augmentant la réutilisation des eaux épurées et en réduisant la pollution des oueds.

Le renforcement des moyens des équipes techniques figure aussi parmi les mesures annoncées afin de permettre des interventions plus rapides en cas de panne et de préserver la continuité du service public de l’eau.

Articles associés

Derniers articles