Les cours du pétrole grimpent mardi, portés par le regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran qui a intensifié ses attaques au Moyen-Orient dans ce qui est désormais une « guerre totale » selon Téhéran.
Vers 13H15 GMT (15H15 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre prenait 2,13% à 91,12 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, dont c’est le dernier jour de cotation, gagnait 2,49% à 85,30 dollars.
La dégradation de la situation autour du détroit d’Ormuz « accentue les inquiétudes concernant la sécurité d’approvisionnement » en pétrole et « l’incertitude » sur les perspectives du marché, a averti mardi le patron de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol.
« Le trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz s’est pratiquement arrêté » depuis la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, souligne Barbara Lambrecht, analyste de Commerzbank.
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l’Iran, ont indiqué que deux pétroliers avaient été stoppés dans cette voie stratégique, alors qu’ils empruntaient une route non reconnue par Téhéran, au large d’Oman.
Le conflit menace de s’élargir avec l’implication des rebelles houthis du Yémen, qui ont annoncé lundi un blocus maritime de l’Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde.
Cela menace la capacité du royaume à contourner le détroit d’Ormuz via la mer Rouge pour exporter ses barils.
Outre un risque sur la production de pétrole brut, M. Birol a déclaré que le raffinage n’avait pas augmenté autant que les livraisons de brut, « ce qui signifiait que les marchés des produits raffinés, notamment le gazole et l’essence, étaient nettement plus tendus que ceux du brut », ce qui se ressent dans les prix à la pompe.
AFP







