Les prix du pétrole ont enregistré une hausse mercredi, dans un contexte marqué par des tensions persistantes au Moyen-Orient. La décision de Donald Trump de prolonger la trêve avec l’Iran n’a pas suffi à calmer les inquiétudes liées à la situation dans le détroit d’Ormuz.
Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, a progressé de 3,48 % pour atteindre 101,91 dollars. Il repasse ainsi au-dessus du seuil des 100 dollars pour la première fois depuis plus de deux semaines. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI), également pour livraison en juin et devenu le nouveau contrat de référence, a gagné 3,67 % pour s’établir à 92,96 dollars.
Mardi soir, le président américain a annoncé la prolongation, sans limite de durée, du cessez-le-feu avec Téhéran. Cette décision intervient à quelques heures de l’échéance initialement fixée. Elle vise, selon lui, à accorder davantage de temps à l’Iran pour participer aux discussions de paix engagées au Pakistan. « Cette nouvelle a apaisé les craintes immédiates d’une escalade », assure David Morrison, de Trade Nation.
Malgré cela, la situation reste tendue dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations de pétrole. L’Iran a indiqué qu’il ne rouvrirait pas cette voie maritime tant que ses ports resteront sous blocus américain. Par ailleurs, deux navires ayant tenté de traverser la zone ont été interceptés par les autorités iraniennes. « La probabilité augmente que cette guerre puisse durer bien au-delà de la fin de ce mois », anticipe M. Morrison.






