Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine Oualid, a abordé, ce mercredi 4 mars, la question de la bureaucratie dans le secteur agricole.
« Il n’est pas possible de construire une économie forte avec la culture du »revenez demain » », a-t-il écrit, dans une publication sur les réseaux sociaux. Il a également rappelé que « le rôle de l’administration, notamment dans le secteur agricole, est de trouver des solutions pour les citoyens, et non de chercher des excuses ».
Le ministre a également indiqué que « tout le monde sait que les bureaucrates excellent dans l’art de trouver des ‘excuses' », soulignant par la même occasion que « l’une de nos priorités aujourd’hui dans le secteur agricole est de réduire le poids de l’administration sur les agriculteurs ».
Dans ce cadre, Yacine Oualid a présenté plusieurs mesures destinées à alléger les procédures administratives dans le secteur. Il s’agit notamment de :
- « Simplifier les procédures administratives et supprimer de celles qui ne sont pas nécessaires »;
- « Numériser toutes les procédures administratives »;
- « Fixer des délais clairs pour l’examen des dossiers »;
- « Adopter des indicateurs de performance clés (KPI) pour tous les responsables au niveau local »;
- « Octroyer de plus grandes opportunités aux jeunes talents ».
Le ministre a, par ailleurs, rappelé qu’« aujourd’hui, l’agriculture contribue à 15 % du produit intérieur brut (PIB) », et que « toute entrave aux intérêts des agriculteurs constitue un préjudice direct pour l’économie nationale ».
Lors d’une visite de travail dans la wilaya de Blida, la semaine dernière, Yacine Oualid a échangé avec un agriculteur qui a évoqué les difficultés rencontrées pour obtenir sa carte de fellah. À l’issue de cet échange, le ministre a demandé que le document lui soit remis le jour même.
Lors du Conseil des ministres tenu le 23 février dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait insisté sur « la nécessité d’en finir immédiatement avec la bureaucratie dans le secteur de l’agriculture où elle semble profondément enracinée ».






