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Le gaz européen au plus haut depuis juin avec le retour du froid, le pétrole recule légèrement

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Les prix du gaz naturel en Europe ont progressé jeudi, atteignant leur niveau le plus élevé depuis le début de l’été, sous l’effet des prévisions de basses températures sur plusieurs continents. Dans le même temps, les cours du pétrole ont enregistré un léger repli, dans un contexte de détente géopolitique.

Sur le marché européen, le contrat à terme du TTF néerlandais, référence pour le gaz naturel, a franchi le seuil des 40 euros le mégawattheure (MWh), une première depuis juin, période marquée par la guerre entre l’Iran et Israël.

Depuis le début de l’année, le gaz européen affiche une hausse de plus de 35 %, confirmant une volatilité plus marquée que celle observée sur le marché pétrolier.

Selon Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB, cette évolution s’explique notamment par les « conditions météorologiques » froides en Europe, mais aussi par les « répercussions d’une forte hausse du prix du gaz naturel aux États-Unis ». Cette situation est liée à une demande soutenue de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance d’Asie.

L’analyste souligne également que « les stocks européens étant déjà bien en dessous des normes saisonnières (-13% par rapport à la moyenne 2016-2025) », ce qui accentue les inquiétudes liées à l’hiver et exerce une pression supplémentaire sur les prix.

Après avoir atteint 41,915 euros le MWh dans la matinée, vers 10H35 GMT, le prix du gaz est ensuite redescendu de 2 %, à 38,42 euros le MWh, suivant la tendance baissière observée sur le marché pétrolier.

Repli du pétrole sur fond d’accalmie géopolitique

Sur le marché du brut, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars reculait de 1,15 %, à 64,49 dollars. À l’inverse, le West Texas Intermediate (WTI) américain pour la même échéance progressait de 1,20 %, à 59,89 dollars.

Invité au Forum économique mondial à Davos (Suisse), le président américain a annoncé mercredi soir « le cadre d’un futur accord » concernant le Groenland, mettant fin à ses menaces, à la fois douanières et militaires, après plusieurs semaines de déclarations tendues.

Pour les analystes de DNB Carnegie, les tensions géopolitiques « se sont apaisées », ce qui permet au marché pétrolier de se recentrer sur les fondamentaux liés à l’offre et à la demande.

Dans son rapport mensuel publié mercredi, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la production mondiale reste suffisante, malgré une progression de la demande attendue en 2026, plus marquée que celle prévue pour 2025.

Les analystes relèvent également que « le Parlement vénézuélien doit débattre aujourd’hui d’une réforme pétrolière qui, si elle est mise en oeuvre, mettra fin au monopole d’État sur ce secteur ».

Ce projet de réforme ouvrirait la voie à une participation accrue des entreprises privées dans la production et la commercialisation du pétrole brut, tout en améliorant le cadre financier des opérateurs, dans un pays disposant de réserves importantes.

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