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L’UE veut abolir les barrières commerciales avec les pays de la Méditerranée

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L’Union européenne (UE) envisage d’approfondir ses relations commerciales avec les pays du sud et du sud-est de la Méditerranée à travers un futur pacte régional. L’objectif est de supprimer progressivement certaines barrières et de renforcer la coopération dans plusieurs secteurs.

Selon un document de la Commission européenne rapporté mardi 26 août par Euronews, plusieurs États membres souhaitent que cette stratégie permette d’« aligner sur les règles du marché unique de l’UE » certains pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Le texte a été rédigé avant avril 2025 et rassemble des contributions d’États membres, de pays partenaires et d’acteurs économiques. La Commission européenne prévoit de présenter officiellement ce programme à la mi-octobre.

La démarche s’inscrit dans la volonté de l’exécutif européen, dirigé par Ursula von der Leyen, de diversifier les échanges pour réduire la dépendance envers la Russie et la Chine.

Une relance des projets euro-méditerranéens

Le pacte concerne l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, la Libye, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, la Palestine et la Syrie.

Le document précise que « les consultations viseront également à intégrer les perspectives des voisins, notamment les pays du Golfe et la Turquie, en reconnaissant leurs intérêts stratégiques importants, leur contribution et leur influence dans la région ».

Cette initiative cherche à consolider les partenariats dans la région, dans un contexte de tensions économiques avec les États-Unis et la Chine.

« De nombreux [États membres de l’UE] proposent de moderniser les accords existants et d’éliminer les barrières commerciales, en appelant à s’aligner sur les règles du marché unique et à soutenir la convergence dans des secteurs tels que le numérique, l’énergie, l’environnement et les normes du travail », indique encore le document.

Ce n’est pas la première fois que Bruxelles tente une telle intégration. En 1995, la « Déclaration de Barcelone » avait prévu la création d’une zone de libre-échange euro-méditerranéenne, projet qui n’a jamais abouti.

Priorité à l’harmonisation et aux investissements

L’UE dispose déjà d’accords commerciaux multilatéraux avec plusieurs partenaires méditerranéens, mais cette fois, les États membres souhaitent aller plus loin.

Le document mentionne que les partenaires recherchent « l’alignement réglementaire, l’accès au marché et le soutien aux producteurs locaux ».

Il est aussi précisé que « le soutien à l’harmonisation réglementaire pour attirer les investissements et construire des chaînes de valeur communes dans les domaines du numérique, des transports et de l’énergie propre est exprimé ».

D’autres propositions portent sur « les chaînes de valeur agro-industrielles transfrontalières, la modernisation des douanes, les programmes d’exportation de labels verts et l’adoption de règles d’origine ». Le texte souligne également l’importance de la simplification des procédures, du soutien aux PME et aux entreprises vertes, ainsi que de la réduction des barrières non tarifaires.

Parmi les priorités, figure aussi l’adaptation aux normes européennes dans le numérique et les douanes. « Les propositions comprennent des lois inspirées du [règlement général sur la protection des données] et des outils d’administration en ligne, ainsi que des échanges entre pairs pour soutenir la convergence », précise le document.

Enfin, « un groupe de pays partenaires donne la priorité à la convergence en matière d’énergie propre et de normes environnementales », conclut le texte.

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