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Les cours du pétrole dopés par les tensions continues au Moyen-Orient

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Les cours du pétrole s’affichent au plus haut depuis plus de cinq mois mardi, portés par les tensions qui se poursuivent au Moyen-Orient avec des hostilités entre les Houthis du Yémen et l’Arabie saoudite ainsi que de nombreuses attaques de navires dans le détroit d’Ormuz.

Depuis plusieurs semaines, l’Arabie saoudite subit des tirs quasi quotidiens sur ses aéroports et ses infrastructures pétrolières de la part des Houthis, qui ont repris cet été les combats contre le gouvernement yéménite soutenu par une coalition menée par Riyad.

« Les attaques répétées des Houthis contre les installations saoudiennes confirment que les risques de perturbation ne se limitent plus au seul détroit d’Ormuz », affirme John Plassard, analyste chez Cité Gestion.

Vers 11H05 GMT (13H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, prenait 1,65 % à 111,36 dollars, son plus haut depuis le mois de mai.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, bondissait de 5,23 % à 109,08 dollars, après avoir atteint son plus haut depuis avril à 110 dollars.

Ce mouvement plus prononcé que celui du Brent intervient avec une moindre liquidité du marché sur le contrat de novembre du WTI dont c’est le dernier jour de cotation avant le passage à celui de décembre.

Lorsque les échanges sont moins importants, des transactions sont susceptibles de provoquer de brusques variations.

Un autre facteur de hausse des prix de l’or noir est les « coûts de fret des pétroliers, qui atteignent des niveaux record en raison de l’utilisation moins efficace des navires liée aux développements au Moyen-Orient », expliquent les analystes d’ING.

Dans ce contexte, « je ne vois aucune perspective crédible que 2027 soit une année de normalisation » des flux pétroliers, a estimé le patron de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, qui s’exprimait mardi à Londres à l’occasion d’un sommet sur la transition énergétique organisé par le Financial Times.

M. Birol a également souligné la forte tension sur les prix des produits raffinés, comme ceux du gazole, qui sont ceux utilisés par les consommateurs.

L’exportation de produits pétroliers en provenance du Golfe est plus complexe que celle de brut, et les prix des carburants sont aussi dopés par les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes.

La capacité limitée de la Russie à augmenter la production de ses raffineries explique les prix des carburants n’ont pas baissé malgré l’« assouplissement des sanctions américaines contre les navires de la +flotte fantôme+ », analyste chez Commerzbank.

« La levée temporaire des sanctions et des droits de douane sur certaines exportations en provenance de Russie » n’a pas non plus eu l’effet escompté, souligne-t-il.

AFP

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