La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, a inauguré ce mardi le Centre d’excellence des métiers de l’automobile à Belgaïd (Oran), avant de se rendre à l’usine Fiat de Tafraoui pour s’informer de la formation des apprentis. Elle a également lancé un projet de mise en œuvre de la norme ISO 21001 dans les établissements de son secteur.
La wilaya d’Oran a accueilli, mardi, une visite de travail de la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, consacrée notamment au développement de la formation dans les métiers de l’industrie automobile et au rapprochement entre les établissements de formation et les entreprises.

La ministre a commencé son déplacement par l’inauguration du Centre d’excellence des métiers de l’automobile « Moudjahida Zâanane Yamina », implanté à Belgaïd, à l’est d’Oran. La cérémonie s’est déroulée en présence du wali, Brahim Ouchene, ainsi que de représentants du secteur industriel et d’opérateurs économiques.

L’établissement est équipé de 20 salles de cours et de six ateliers techniques consacrés notamment à l’électronique, à la mécatronique et à la maintenance des systèmes automobiles. Il comprend également des salles de conférences, un centre dédié à l’entrepreneuriat et des structures d’hébergement offrant une capacité totale de 120 lits.
L’encadrement pédagogique est assuré par 25 formateurs. Le centre peut actuellement accueillir 300 stagiaires, avec une capacité appelée à atteindre 500 places à partir de 2027, selon les filières et les modes de formation proposés.

La formation pratique au cœur de la visite de l’usine Fiat
Après cette inauguration, Nacima Arhab s’est rendue à l’usine Fiat, située dans la zone industrielle de Tafraoui. Accompagnée du wali d’Oran et du président-directeur général de Stellantis Algérie, Raoui Beji, elle a visité les différents ateliers et échangé avec les apprentis et leurs encadreurs sur le déroulement de leur formation.
Cette visite a permis à la ministre de faire le point sur les programmes pédagogiques et les conditions dans lesquelles les apprentis acquièrent une expérience pratique au sein de l’entreprise. Elle s’est également informée de la formation dispensée aux stagiaires originaires du Niger accueillis par l’usine.

À cette occasion, la ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre son département et Stellantis Algérie, notamment pour adapter les programmes aux besoins du secteur automobile. L’objectif est de développer des formations couvrant les différentes étapes de la production, ainsi que les spécialités liées à la fabrication et à la maintenance des véhicules.
La collaboration entre les établissements de formation et les entreprises doit également permettre de rapprocher les compétences acquises par les stagiaires des exigences du marché du travail, notamment en matière de recrutement.

Selon les données présentées par Raoui Beji, l’usine Fiat a accueilli plus de 95 stagiaires issus des établissements de formation professionnelle de la wilaya au cours de la précédente année de formation. À la rentrée d’octobre, elle a intégré 120 apprentis.
Le responsable a par ailleurs indiqué que le site dispose actuellement d’une capacité de production de 90 000 véhicules par an et emploie 2 500 travailleurs. Un programme d’extension de l’usine et d’augmentation de ses capacités est prévu, avec un objectif de production annuelle de 135 000 véhicules à l’horizon 2028.

Onze établissements pilotes pour la norme ISO 21001
En marge de l’inauguration du centre de Belgaïd, la ministre a également présidé le lancement officiel du projet de mise en œuvre de la norme internationale ISO 21001 au sein des établissements relevant de son département.
Cette norme porte sur les systèmes de management des organismes d’éducation et de formation. Le projet vise à améliorer les méthodes de gestion des établissements, à renforcer la gouvernance et à développer les mécanismes d’évaluation de la qualité de la formation.
Lors de son intervention, Nacima Arhab a présenté cette initiative comme « une orientation institutionnelle réfléchie en faveur de la modernisation des méthodes de gestion, de la consolidation des principes de gouvernance et de la promotion d’une culture de la qualité et de l’excellence ».

Elle a également rappelé que la qualité de la formation professionnelle constitue « un enjeu stratégique », notamment pour permettre aux établissements de répondre aux besoins du marché du travail et de développer des partenariats avec des institutions étrangères.
Selon la ministre, l’application de cette norme doit contribuer à renforcer la reconnaissance des diplômes et la crédibilité des formations dispensées, tout en ouvrant de nouvelles perspectives professionnelles aux compétences algériennes.
La mise en œuvre du projet se fera progressivement. Une première phase concernera onze établissements pilotes, dont sept établissements de formation professionnelle et quatre instituts nationaux spécialisés. Cette étape doit permettre d’évaluer les résultats obtenus et de définir une méthode applicable, avant une éventuelle généralisation à l’ensemble des établissements du secteur.
L’Institut algérien de normalisation accompagne cette démarche en apportant son expertise et son appui technique aux structures concernées.
Pour Nacima Arhab, la réussite du projet dépendra de sa capacité à produire des changements durables dans le fonctionnement des établissements. La ministre a ainsi souligné que sa valeur « se mesurera à la pérennité de ses résultats et à sa capacité à entraîner une transformation concrète des performances ».







