Le lancement de la Fiat Grande Panda sur le marché algérien se fait attendre. Produite localement dans l’usine Stellantis de Tafraoui, à Oran, la date de début de sa commercialisation n’est toujours pas communiquée.
Selon l’agence italienne privée Agenzia Nova, le lancement du nouveau modèle de Fiat est attendu « dans quelques mois ». La Grande Panda est assemblée dans l’usine de Tafraoui, qui produit déjà le Fiat Doblò destiné au marché algérien. Fiat Algérie avait précédemment annoncé le lancement des ventes de la Grande Panda pour le mois de février 2026.
Annoncée comme un nouveau modèle de production locale, la Grande Panda occupe une place particulière dans le développement industriel de l’usine. Sa fabrication repose en effet sur le système CKD (Completely Knocked Down), qui prévoit l’assemblage de composants séparés et une intervention plus importante de l’usine dans le processus de production.
Une production en CKD
Agenzia Nova présente cette production comme « une étape importante pour l’industrie automobile algérienne » et souligne qu’il s’agit du « premier modèle automobile produit en Algérie selon le système CKD (Completely Knocked Down) ».
Ce procédé se distingue du système SKD utilisé auparavant. Il permet notamment d’effectuer localement certaines opérations industrielles, dont le soudage et la peinture de la carrosserie.
Le taux d’intégration locale annoncé par Stellantis est actuellement de 20 %. Le groupe prévoit de l’augmenter progressivement, avec un objectif de plus de 30 %. La montée en puissance de fournisseurs algériens doit notamment contribuer à accroître la part de composants produits localement.
La Grande Panda vient ainsi compléter la gamme des véhicules produits à Tafraoui. L’usine avait notamment fabriqué le Fiat Doblò en versions utilitaire et tourisme, ainsi que la Fiat 500 Hybride, dont la production a été arrêtée en septembre 2025.
La capacité de l’usine appelée à augmenter
L’usine de Tafraoui, inaugurée en décembre 2023, poursuit parallèlement l’augmentation de ses capacités de production.
D’après les chiffres communiqués par Stellantis, environ 17.000 véhicules ont été produits en 2024, contre 53.000 en 2025. Le constructeur vise une production de 90.000 véhicules en 2026, avant de porter sa capacité à 135.000 unités par an à l’horizon 2028.
Pour accompagner cette évolution, Stellantis avait annoncé en avril un « nouvel investissement ». Celui-ci prévoit notamment l’extension des lignes de soudage et d’assemblage ainsi que la construction de nouveaux ateliers dédiés à la peinture.
Le projet doit également contribuer à la création de plus d’un millier d’emplois directs et indirects.
L’ambassadrice d’Italie en visite à l’usine de Tafraoui
C’est dans ce contexte qu’Alessandra Schiavo, ambassadrice d’Italie en Algérie, s’est rendue mercredi 7 octobre à l’usine Stellantis de Tafraoui, à une trentaine de kilomètres d’Oran. La visite s’est déroulée en marge de la 14e édition du Napec 2026, qui s’est achevée le 7 octobre à Oran.
Au cours de sa visite, la diplomate a rencontré les responsables de l’usine, qui lui ont présenté l’évolution de la production ainsi que les perspectives de développement des activités de Stellantis en Algérie.
Alessandra Schiavo a également rencontré le wali d’Oran. Les discussions ont porté sur « les perspectives d’un renforcement de la coopération économique et culturelle avec l’Italie », selon Agenzia Nova.
Le développement de l’usine de Tafraoui s’inscrit dans la volonté des autorités algériennes de renforcer la production industrielle locale et de réduire progressivement la dépendance aux importations. Pour Stellantis, l’Algérie constitue également un marché important en Afrique du Nord et une base industrielle susceptible d’accompagner son développement sur le continent.







