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L’Opep abaisse sa prévision de croissance de la demande de pétrole

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L’Opep a revu à la baisse ses estimations concernant l’évolution de la demande mondiale de pétrole pour le deuxième trimestre, selon son rapport mensuel publié ce lundi 13 avril. L’organisation des pays producteurs de pétrole explique cet ajustement par le contexte actuel au Moyen-Orient.

D’après les nouvelles données, la consommation mondiale d’or noir devrait atteindre 105,1 millions de barils par jour durant cette période, contre une prévision précédente de 105,6 millions. La progression attendue de la demande est désormais estimée à 900.000 barils par jour, alors qu’elle était évaluée à 1,4 million dans le rapport du mois de mars.

Dans son analyse, l’organisation indique que « la croissance de la demande pour le 2e trimestre est révisée à la baisse », précisant que cette correction concerne aussi bien les pays de l’OCDE que ceux hors OCDE. Elle ajoute que cette évolution s’explique « principalement en raison d’une légère faiblesse transitoire de la croissance de la demande de pétrole, compte tenu des développements en cours au Moyen-Orient ».

L’Opep souligne toutefois que cette tendance ne devrait pas durer. « Cependant, cette faiblesse devrait être compensée au second semestre de l’année », avec une hausse estimée à 1,6 million de barils par jour sur une base trimestrielle.

Sur l’ensemble de l’année, les perspectives restent inchangées. L’organisation prévoit toujours une augmentation de la demande de 1,4 million de barils par jour par rapport à l’année précédente. Cette progression serait, selon elle, « portée presque entièrement par la demande provenant des régions hors OCDE, principalement la Chine, l’Inde et le reste de l’Asie ».

À plus long terme, la consommation mondiale devrait s’établir en moyenne à 106,5 millions de barils par jour en 2026, avant d’atteindre 107,9 millions en 2027.

Le rapport revient également sur les conséquences du conflit au Moyen-Orient. Les frappes visant certaines installations énergétiques dans les pays du Golfe ainsi que les perturbations au niveau du détroit d’Ormuz ont eu un impact sur les marchés. Cette zone est stratégique puisqu’elle assure habituellement le passage d’environ 20 % du commerce mondial de gaz et de pétrole.

Dans ce contexte, l’organisation note que « ces évolutions ont resserré les marchés physiques et entraîné une hausse de la demande de remplacement immédiat de brut en provenance d’autres régions, telles que le bassin de l’Atlantique, la mer du Nord, la Caspienne, la Méditerranée et la région Asie-Pacifique ».

Pour rappel, l’Opep regroupe douze pays producteurs. Elle s’inscrit dans une alliance élargie, connue sous le nom de l’Opep+, qui inclut dix autres États, dont la Russie, et représente environ 46 % de la production mondiale de pétrole.

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