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Le pétrole remonte après de nouvelles attaques dans le Golfe

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Les cours du pétrole ont repris de la hauteur mardi matin, dans un contexte marqué par de nouvelles tensions au Moyen-Orient. Les marchés ont réagi à des attaques visant des installations énergétiques dans le Golfe. Sur le plan international, la demande du président américain Donald Trump de sécuriser le détroit d’Ormuz ne soulevait pas l’enthousiasme.

En début de matinée, le baril de Brent s’échangeait au-dessus de 103 dollars, en hausse de plus de 3 %, tandis que le brut américain WTI dépassait les 96 dollars, enregistrant également une progression notable. La veille, les prix avaient reculé après des signaux jugés rassurants, notamment le passage de plusieurs navires dans le détroit d’Ormuz, laissant penser que la circulation n’était pas totalement interrompue.

La situation a évolué avec de nouvelles frappes signalées aux Émirats arabes unis. Une zone pétrolière située à Fujaïrah a été touchée par des drones, provoquant un incendie sans faire de victimes, selon les autorités locales. Dans le même temps, un pétrolier ancré près de l’entrée du détroit d’Ormuz, dans le golfe d’Oman, a été endommagé par un projectile dont l’origine reste inconnue.

Ces événements ont relancé les craintes des investisseurs, alors que plusieurs pays restent prudents face aux appels à sécuriser cette voie maritime stratégique. Des capitales occidentales et asiatiques ont exprimé leur réticence à s’engager dans une opération militaire pour escorter les navires commerciaux. Du côté européen, l’option d’un déploiement d’une mission de protection maritime n’a pas été retenue à ce stade.

Dans ce climat, certains analystes mettent en garde contre les conséquences d’un choc prolongé sur l’offre énergétique. Une perturbation durable pourrait peser sur les marchés financiers internationaux, avec des répercussions possibles sur les principaux indices boursiers.

L’Irak en contact avec l’Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d’Ormuz

Parallèlement, l’Irak tente de trouver des solutions pour maintenir ses exportations de brut. Fortement dépendant de ses revenus pétroliers, le pays a engagé des discussions avec l’Iran afin d’obtenir l’autorisation de faire transiter certains de ses navires par le détroit d’Ormuz. Les autorités irakiennes doivent notamment fournir des informations détaillées sur les pétroliers concernés.

Avant l’escalade actuelle, l’Irak exportait environ 3,5 millions de barils par jour, principalement via ses installations portuaires de Bassorah. Aujourd’hui, ces flux sont fortement réduits, alors que seule une partie des navires parvient encore à franchir le détroit.

Ce passage maritime reste un point clé pour le commerce mondial de l’énergie, avec près d’un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié qui y transitent habituellement. Dans le contexte actuel, les incertitudes persistent quant à l’évolution de la situation et à ses effets sur les marchés.

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