Le ministre de l’Industrie, Sifi Ghrieb, a supervisé jeudi 27 mars les premiers essais de la raffinerie de sucre Tafadis, située à Larbatache, dans la wilaya de Boumerdès. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la préparation à la mise en service de l’usine dans les prochains jours.
Selon le ministère de l’Industrie, « ces essais ont été concluants », permettant ainsi à cette unité de production d’entamer la fabrication de sucre raffiné. L’usine dispose d’une capacité de production de 2000 tonnes par jour.
« Cette étape revêt une grande importance. L’usine va améliorer la production locale et réduire la dépendance aux importations, ce qui contribue à assurer la sécurité alimentaire et à créer des emplois », a précisé le ministère sur sa page Facebook.
Lors de cette visite, Sifi Ghrieb était accompagné du wali de Boumerdès, Fawzia Naâma, ainsi que des PDG des groupes Madar et Tafadis. Il a exprimé, selon le journal El Watan, sa satisfaction quant au travail accompli par les équipes en charge de l’achèvement de cette usine.
Le ministre a affirmé que « l’usine est prête et va être mise en service dans les délais impartis », tout en saluant les compétences des responsables ayant supervisé les travaux et « leur respect des directives du président de la République ».
Le 11 février, le ministre de l’Industrie avait inspecté la raffinerie de sucre, après son transfert à cette entreprise dans le cadre de la récupération des biens confisqués. L’usine a été récupérée par l’État en 2022 dans le cadre de la réappropriation des biens saisis auprès d’anciens hommes d’affaires. L’usine a été confiée à Madar Holding, qui l’a rebaptisée société sucrière Tafadis.
Dotée d’un capital initial de 10 milliards de dinars, Tafadis, créée en mars 2023, active dans le domaine du raffinage, de la production et de la commercialisation de sucre (blanc, roux et liquide). Le 25 janvier 2024, elle avait signé un mémorandum d’entente avec l’entreprise américaine Reasol, visant à développer conjointement un projet intégré d’industrie sucrière.
L’objectif est de développer conjointement un projet intégré allant de la culture « à grande échelle » de la betterave sucrière jusqu’à sa transformation industrielle, afin de produire « un sucre blanc 100% algérien répondant aux meilleurs standards internationaux », avait expliqué Madar Holding, dans un communiqué.
Ce dernier avait dévoilé, en août de la même année, un projet de production de sucre à partir de la betterave sucrière dans la wilaya de Ouargla. Ce projet sera réalisé par sa filiale sucrière, Tafadis.
Le projet prévoit la construction d’une usine de production de sucre à partir de la betterave sucrière. Le coût total de l’investissement devrait dépasser les 80 milliards de dinars, avait révélé Madar, qui a ajouté qu’en termes d’emplois, l’usine devrait permettre la création de plus de 600 postes directs, ainsi que de nombreux emplois saisonniers et indirects.